20 septembre 2016

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Quelle va être la route de Ti'Amaraa dans quelques jours ?


Pour une fois, nous avons décidé de parler de la navigation avant de l'avoir réalisée et de vous faire un débrief une fois arrivés. 
Aurons nous pris les bonnes options ?
Y a t'il un gap entre la littérature et le réel ?
Cette région est-elle si spéciale qu'on le dit ?

Ces miles mythiques à venir revêtent une certaine importance à nos yeux.

Tout d'abord géographiquement.
27 mois que nous voguons d'îles en îles. Depuis juin 2014 et notre départ de Rabat, nous n'avons plus touché de côtes continentales. C'est d'autant plus crucial que ce sera une première sur le continent sudaméricain. 
Paradoxalement, pendant nos années terriennes de voyageurs by plane, nous avons délaissé la partie sud de ce continent. Étrange... 
La culture, l'histoire, la langue, la gastronomie nous attirent pourtant. 
C'est donc avec Ti'Amaraa que nous allons inaugurer ''la zone'' en faisant escales en côtes colombiennes. 


D'un point de vue nautique, il s'agit aussi d'un point angulaire de la route des alizés. 
Certains appellent même le coin : Le Cap Horn de la Caraïbe. 
Engageant comme sobriquet,  vous ne trouvez pas ?
En pratique,  beaucoup de bateaux sont passés avant nous sans encombre, et même dans l'autre sens.
Bien qu'étant dans le sens du vent et normalement de la mer, d'après nos lectures, il y aurait des règles à respecter. Faute de quoi, le mauvais quart d'heure est assuré. 
Nous avons donc dessiné notre cyber-chemin et défini les heures de départ pour être aux meilleurs moments de la journée dans les fameux recoins tordus.



À présent que la saison des orages se calme sur la Colombie,  nous commençons à regarder sérieusement les prévisions météo en quête de la bonne période. 
Idéalement, il nous faut du vent, sans trop, peu de houle résiduelle en mer des Caraïbes et une période assez sèche. La pluie peut compliquer la fin de la route. 

Notre route se décompose en 3 étapes:

1- Le Cabo de Vela :
Après la Punta Gallinas, le point le plus septentrional d'Amérique du Sud, se présentera à nous ce fameux Cap tant craint.
C'est ici qu'en 1499, Alfonso de Ojeda, compagnon de Christophe Colomb, accompagné du cartographe espagnol Juan de la Costa, du navigateur florentin Amérigo Vespucci et de Alberto Da Silva en cuisine (non, on déconne...:-)))) , foula pour la première fois le sol des Amériques. 
Comme nous !!! Si Alfonso et ses potes l'ont fait...alors, on devrait y arriver.


Le Cap de la voile en traduction littérale, il ne peut être que fait pour nous et notre catamaran. 

Juste pour l'histoire: ce serait grâce au prénom de baptême du comparse italien l'on aurait choisi le nom du continent. 
On vous voit relire plus haut pour le chercher ;-)
Et oui, Amérigo.
Allez, fin de la parenthèse Histoire/Géo.

Pour affronter ses courants et sa houle, il y aurait deux règles. Les guides anglophones recommanderaient de passer au plus près des côtes pour avoir le moins d'effets contraires. En revanche, en version française, il est plutôt question de contourner vers le nord puis de passer le cap au large par le nord-ouest. 
Qui suivre ?
On va se le jouer à la rugbymen toulousains, on fonce tête la première dans la mêlée.
Nous ferons donc une route directe de Curaçao. Environ 200 nm nous attendent pour cette première étape.  En partant au petit matin de Westpunt,  nous pointerons nos coques aux portes du Cabo de Vela le lendemain matin. Il nous semble plus sage de négocier cette partie de jour et aussi d'avoir toute la journée devant nous pour pouvoir adapter notre route si nécessaire. 
Le mouillage est possible à l'abri du Cap. Nous passerons donc notre première nuit sudaméricaine près des plages du petit village, éponyme du cap, de 1500 habitants réputé pour être le plus populaire de la région Guajira.
Aurons nous envie de descendre à terre après 36 heures de navigation ?

2- Vers Santa Marta:
La région est reconnue pour son vent rafaleux pouvant être particulièrement fort. En effet, nous serons dans l'unique coin de la Caraïbe où l'on peut naviguer sous 30 degrés celsius en admirant les sommets recouverts de neiges éternelles de la Sierra Nevada, la plus haute région montagneuse de la Colombie. Les pics Simon Bolivar et Christophe Colomb, tout proche, culminent à plus de 5 800 mètres.


Waouuuuu la neige !!!
Depuis combien de temps ne l'avons nous pas vue ?
Le panorama doit être saisissant vu d'en bas.
On comprend bien l'effet que la combinaison altitude/froid/côtes/eau chaude peut provoquer sur les conditions de navigation.
Quel sera notre ressenti au réel ?
L' émerveillement l'emportera t'il sur l'adrénaline ?

Nous pensons faire des pauses dans les mouillages protégés des célèbres cinq baies du Parc National Tayrona, du nom de cette civilisation parmi les plus avancée de la préhistoire amérindienne installée dans cette région.


L' arrêt vaut le détour, paraît-il. Il est donné pour être le plus bel endroit de la côte atlantique. En plongeant dans l'océan,  la Sierra Nevada a formé des sortes de longues criques au relief accidenté et aux particularités écologiques singulières, baignées de courants marins glacials.
Pour les ploufs, on verra... Enfin, pour la Cap', c'est tout vu.
Quant à Santa Marta,  le vent y serait rafaleux, le mouillage restreint et la marina chère.
La ville est toutefois belle et accueillante.
Soit nous trouverons un trou de souris pour planter notre ancre le temps de se reposer un peu,
Soit nous tracerons vers le port suivant Puerto Velero où une place et nos interlocuteurs pour les formalités nous attendent.
On découvrira Santa Marta par la route plus tard. Il est certes possible de faire ses clearances ici. Cependant, si l'on est au mouillage il faut mandater un agent, qui facturerait sa prestation plus de 100€ tout de même. Les marinas ont les autorisations pour jouer le rôle d'agents et la facture serait moins salée. Nous avons prévu de gérer l'ensemble à notre arrivée à Puerto Velero.

3- Barranquilla :
Avant d'arriver au port, une dernière épreuve nous attend. À Bocas de Ceniza se jette dans la mer le plus long fleuve de Colombie, le Rio Grande de la Magdalena.
1 558 km parcourus tout de même !


Certaines tribus indiennes l'appellent Guacacallo: la Rivière des tombes. 
Gloupsss...
Elle est toutefois surnommée ''la ligne de vie de la Colombie '' du fait de son parcours à travers le pays créant une voie de transport maritime unique à l'époque. Sa vallée est le siège d'une forte activité économique aujourd'hui. 
On préfère ce surnom. Allez savoir pourquoi.

Surtout si des pluies ont eu lieu dans les terres, le débit déjà fort engendre à l'embouchure des conditions rock'n roll. 


Si ce n'était que les remous, on pourrait presque trouver cela anodin compte tenu de la largeur à traverser. Le danger est ailleurs. Il est dans les troncs d'arbres et autres résidus que Miss Magdalena charrie jusqu'à la mer. Une fois de plus d'après nos lectures, on navigue sur une eau turbide aux teintes boueuses. D'où l'importance de passer l'embouchure de jour et de redoubler de vigilance pour éviter d'endommager un safran ou une hélice.
La généreuse Magdalena dépose aussi plus deux millions de m3 de sédiments par an dans son estuaire.  Autant dire que le chemin est mal pavé. Les bancs de sable ne sont bien sûr pas cartographiés.
Ce serait trop simple.
Barranquilla est un important port industriel. Nous allons donc aussi croisé un fort trafic entrant/sortant. 
Ce sera tout ?
Nous avons donc opté, comme beaucoup pour un départ de l'escale précédente de nuit afin d'arriver aux aurores dans la gueule de la louve. À priori Magda, la sauvageonne, ne serait pas du matin. Et nous, nous aurons plus qu'à ouvrir grand les yeux et zigzaguer parmi tous ces éléments. 

Chemin faisant,  Ti'Amaraa et son équipage arriveront ainsi dans leur marina pour plusieurs semaines de repos bien mérité. Notre dernière halte à quai date de janvier dernier à Pointe à Pitre.
Neuf mois de mouillages, neuf mois de sel, sable et poussières accumulés sur notre cata malgré notre entretien régulier.
Ti'Amaraa, tiens toi près pour une bonne douche.
Mr Karcher est demandé sur le pont.

Vous savez, à présent, où nous trouver dans quelques jours.
Rdv de l'autre côté pour la réponse à toutes ces questions en suspend.
Mais pour le moment,  on va rester bien à l'abri dans le lagon de Spanish Water car une dépression est annoncée par chez nous dans quelques jours.
On va surveiller ça de près.

Jolies couleurs


Les toilettes, on en parle aussi sur Ti'Amaraa

Forts d'une utilisation journalière depuis plus deux ans de cet équipement fort pratique au demeurant, nous venons vous faire un bilan sur son utilisation et surtout sa maintenance préventive.



Si nous avions eu ces informations avant de partir, cela nous aurait  évité quelques déboires !
Pour ceux qui suivent régulièrement le blog, ils connaissent déjà l'histoire survenue en transat !!
Pour les petits nouveaux, l' histoire de M.... est à la fin de l'article suivant :
Cliquez
ou
http://tiamaraa.blogspot.com/2014/12/le-off-de-la-transat.html?m=1

Patauger dans des eaux douteuses en mode urgences, on a déjà donné. Si on peut s'en passer, et vous l'éviter.

Équipement:
Toilettes électriques à eau de mer Référence: Quiet flush Jabsco

Les règles de bases :
1 - Mettre EXCLUSIVEMENT du papier toilette dans les toilettes! Ben oui, ça peut sembler évidemment mais nous avons eu trouvé des kleenex, du sopalin, du coton, divers papiers... Bref...
Le broyeur n'aime pas, mais alors pas du tout !

2 - Rincer... Bon sang! Rin-Cer !
C'est LE secret.
Au tout début, nous ne rincions pas assez.
Une petite pression sur l'inter...
Et hop!
Comme par miracle, le fruit de notre digestion disparaissait en quelques secondes.
Ni vu, ni connu.
Sauf que la potion sournoise n'en était pas pour autant évacuée. Restant bien cachée dans le tuyau, elle en profitait pour lier une alliance diabolique avec l'eau de mer et créer ainsi un matériau à faire pâlir un maçon, bien plus résistant que le béton.
Testé pour vous ;-)

Il faut donc évaluer approximativement le volume du tuyau d'évacuation et effectuer un rinçage au moins du double de ce volume à chaque utilisation.
Dans le cas d'un Lagoon 39 (toilettes propriétaire), nous avons calculé les volumes exacts de tuyaux et le total s'élève à 3 litres.
Nous partons du principe que cela équivaut à deux cuvettes pleines (et même pour un petit pipi...)
Une fois cette consigne respectée, plus de béton dans le tuyau !
Re - Testé pour vous ;-)

3 - Ne pas mettre n'importe quel produits d'entretien :
Éviter les produits chimiques trop corrosifs.
Cela nous a coûté un corps de pompe... car ça attaque le ressort du presse étoupe.

4 - Réaliser la maintenance ci-dessous au moins une fois par an.

Depuis que nous respectons ces règles, nous n'avons plus jamais été emm...ennuyés ;-)

Avant toutes choses, rincez longuement tout le circuit à l'eau douce et terminez avec un peu d'eau de javel diluée.
Il est tout de même nettement plus agréable d'avoir l'impression d'intervenir dans un local piscine que dans une fosse septique.
Ensuite, on va démonter pour vérifier l'absence de dépôt à l'intérieur du tuyau d'évacuation et aussi nettoyer l'ensemble dont le clapet anti-retour.
En général, après un an, il n'est pas rare de trouver un léger dépôt dans les coudes et clapets. Afin de bien nettoyer avant remontage, nous appliquons et laissons agir de l'eau de javel. Sur un faible résidu, cela fonctionne très bien.

Voici la procédure de démontage en images:

1 - sortir la cuvette du socle


2 - désaccoupler le corps de pompe du siège de cuvette


3 - dévisser le broyeur à l'aide d'une clé à cliquet ou à pipe et d'un gros tournevis pour bloquer l'axe de la pompe


4 - retirer délicatement le couteau du broyeur



5 - démonter la volute de la pompe en dévissant la vis de blocage


6 - graisser à la graisse silicone le corps de pompe afin qu'il coulisse parfaitement dans le siège de la cuvette.


7 - graisser à la graisse Belleville graphitée (résistante à l'eau de mer) le presse étoupe et à la graisse silicone le joint torique

Avant 


Après 

8 - graisser à la graisse silicone le joint du siège de la cuvette


9 - remonter le tout

Et ainsi, comme disait PPD,  vous pouvez reprendre une vie normale...
...  et le cours de votre digestion.
C'est reparti pour un an de bon et loyaux services tant appréciés.

11 septembre 2016

Curaçao, tout un Monde

Malgré sa liqueur internationalement distribuée, Curaçao est restée une île mystérieuse.
Que se cache t'il derrière ce nom ?
Ses charmes, sa culture, son histoire et ses atouts sont  méconnus.



Commençons par son premier atout: sa situation géographique.
En effet,  du fait de son positionnement, Curaçao n'a jamais (!) été touché par un cyclone. Son climat est chaud et sec. En bientôt un mois sur place, nous avons dénombré à peine une ou deux averses. Comme à Bonaire, c'est la Hollande où il fait toujours beau.
Nul besoin de se soucier des prévisions gribs, le vent sera constant autour de 15 / 20 noeuds. l'ensoleillement sera largement assez généreux pour gaver nos batteries dès midi.
Les dépressions tropicales atlantiques se formeront, tourneront, évolueront... au loin.
Nautiquement parlant, ces escales vénézuéliennes et néerlandaises auront été notre meilleure saison cyclonique depuis notre départ. 

La baie de Spanish Water est peu peuplée. La vie y est d'un calme incroyable. Malgré les maisons de vacances,  les hôtels,  les bars, les restaurants et les marinas, il n'y a pas de nuisances sonores. 



À peine, le dimanche, sommes nous dérangés par le passage de bateaux ou de jet skis. Quoique le verbe le plus approprié serait ''amuser''. Il y en a pour tous les goûts sur le plan d'eau.
- Des cigarettes aux moteurs survitaminés consommant en carburant notre budget annuel en une seule balade (oui, mais quels engins !!! Et quel ronron !!!), 
- Des petits embarcations de pêche dans lesquelles le grand-père local à embarquer famille et trois tonnes de vivres pour la journée,
- Des papas (qui ont dû se faire porter pâle pour la partie de pêche de papy) qui régatent entre copains sur des jolis petits voiliers de brise,
Le tout dans un respect réciproque et une courtoisie qui font plaisir à voir et à vivre. 

Bien sûr,  qui dit éternel été, dit touristes.
In fine, nous en verrons assez peu du fait de leurs concentrations dans des resorts aux devantures luxueuses barricadés comme Alcatraz.
Ont ils peur que des extérieurs entrent ou que leurs clients (et leurs portefeuilles) s'échappent ?
Chacun son plaisir et ses vacances...
Le seul bémol est que certains beaux coins de l'île sont totalement privatisés. Au mieux, un poste de garde attend le visiteur extérieur sur la route menant à la plage pour encaisser la redevance (de l'ordre de 5 euros par personne)  permettant juste d'accéder à la mer.
Nous sommes loin de la loi littoral française... 
Ceci dit, rassurez vous il y a une multitude d'autres jolis coins sur l'île, libres d'accès. Sans spa, soit... Mais gratuits.



Le charme de l'île opère dès que l'on se balade dans les petites villes de l'extrême nord-ouest et nord-est: Westpunt, Knip, Santa Martha. 
La route traverse des étendues semi-désertiques où la végétation n'est que cactées et arbustes de brousse. 



Les petites maisons colorées parsemées nous font l'effet d'être revenus en terre sud africaine dans les grandes réserves animalières. 



À défaut d'éléphants ou de girafes,  il faut tout de même prendre garde aux iguanes peu enclins au code de la route qui forcent la priorité à tout bout de chemin. Dans les airs, nous sommes accompagnés par de nombreux oiseaux dont les infatigables perroquets aux couleurs éclatantes et les aigles de Curaçao majestueux.
Lors de la pause déjeuner dans un petit restaurant en bord de route à Westpunt,  nous nous régalerons d'une viande en sauce ''maison'' bercés par les chants de centaines d'oiseaux multicolores. 



Derrière la palissade de façade, le joli mini jardin fleuri est une sorte de volière ombragée sans clôture où petits et grands viennent chercher un peu de fraîcheur et de quoi se sustenter. Le mot semble être bien passé car tous les oiseaux du coin sont, comme nous, au ravito.
En toute liberté, ils vont et viennent.  Des gris, des jaunes, des oranges, des noirs. Splendide !!!





Les plages aussi sont belles. Quelques rares complexes hôteliers subsistent dans cette zone sans pour autant que l'on ne ressente une ségrégation.
Il ne faut pas hésiter à pousser plus loin en voiture lorsque le goudron devient terre. De belles surprises attendent au bout du sentier.



Notre coup de coeur: Watamula avec sa falaise, ses trous de mers et son souffleur. 



Cherchez les petits cailloux peints en jaune et vous verrez...enfin, vous entendrez...



Le hasard de nos balades nous a aussi mené vers un lagon interne du même type que Spanish Water : Santa Marthabaai. 



Quel bel endroit encore sauvage et préservé du bétonnage et des parcs à dollars!
On aimerait venir y mouiller Ti'Amaraa.
Ce n'est pas possible. C'est un espace protégé... Comme vous avez raison ;-)

Willemstad, la capitale mérite aussi une belle journée à musarder dans ses ruelles piétonnes.
Un peu comme dans le reste de l'île,  il y a la Willemstad pour touristes et l'autre. 
Les paquebots de croisière font en effet escale dans la bourgade colorée pour quelques heures. Il est donc normal que l'économie se soit adaptée à grand renfort de boutiques duty free, de magasins aux marques connues et de boutiques à souvenirs kitschissimes hors de prix.
Une fois de plus,  nous ne boudons pas notre plaisir à nous mélanger dans ces quartiers, à la horde d'homosapiens bagués au nom de leurs hôtels ou paquebots, appareil photo enrubanné autour de leurs cous rougis.
À nous le top touroperator de Willemstad. 




Sans oublier de s'hydrater par cette chaleur. Sur ce point aussi les guides touristiques ont leur conseil: THE Gouverneur bière, breuvage qui serait brassé sur place et servi dans THE place to be, le bar-restaurant branché avec vue sur le pont tournant.




Une fois les clichés ''cartes postales '' cochés,  nous sommes partis nous perdre dans les anciens quartiers dits populaires à présent. 
Il se dégage du vieux quartier d'Otrabanda une atmosphère sereine et paisible, que nous apprécions. Nous sommes seuls dans les ruelles historiques à découvrir le passé de l'île. 
Tantôt abri pour pirates et flibustiers, tantôt plaque tournante du commerce négrier, tantôt unique île refuge pour les juifs persécutés exilés d'Europe et de Caraïbe, l'histoire de ce petit bout de terre disputé entre hollandais, espagnols, portugais et français fut riche.




Aujourd'hui, les petites échoppes alternent : fringues, électronique, restaurant, fruits, bric à brac, légumes, chaussures, smartphones.... On adore !
Nous y trouverons notre bonheur pour déjeuner, sous une tonnelle fleurie, d'une bonne parillada de viande pour 20 ANG soit 10€ pour deux !!!



À ce tarif là,  on n'a même pas une salade verte de l'autre côté de la ville. 
En revanche,  le service n'est pas très rapide. Ça tombe bien, on a tout notre temps. 
Pour patienter et accompagner l'apéro (qui durera...),  le patron d'origine espagnole nous offre des beignets de morue (du genre accras). Sympa !
Remarquez la classe ultime côté service: bière en seau de plage avec pelle rempli de glace, s'il vous plaît !



Et la liqueur dans tout ça ?
Qu'est ce qui fait la coloration ?
On vous laisse le soin de questionner le talentueux wiki et vous verrez que le secret tient plus du marketing que de l'alchimie. 
Peu importe... 
Contre toute attente, bien que fabriqué sur l'île,  le breuvage bleu est très peu consommé par ici.
Une fois de plus, ce n'est presque que dans les bars ''tendance la croisière s'amuse'' que l'on retrouve les cocktails aux nuances bleutés.
Les locaux sont quant à eux de grands amateurs de Whisky. D'après les guides touristiques,  Curaçao serait d'ailleurs en seconde position mondiale en terme de consommation par habitant. Qui l'aurait cru ?
Cela ne nous a pas empêché d'intégrer une petite bouteille bleue dans notre avito du bord.
À vos santés !



Alors, qu'est ce qui fait l'économie de Curaçao ?
Son statut de paradis fiscal ?
Peut-être 
Son activité pétrolière ?
Certainement
Voire même un peu des deux.
Suite à la découverte de pétrole sous le lac Maracaibo (Vénezuela) il y a quelques années,  des investisseurs venezuéliens ont mis en place sur l'île une raffinerie ainsi que la logistique associée.
Défigurant un peu un bout de l'île, l'usine est cependant une source de revenus et d'emploi appréciée.
Le gasoil est à 0,50€/litre tant aux pompes qu'au dock fuel de Spanish Water. Cool... Pour notre petit complément ;-)

Avec ou sans bateau, les îles hollandaises ABC...Aruba, Bonaire, Curaçao, s'offrent aux curieux égarés des sentiers battus.
L' eau y est d'un bleu rarement vu ailleurs dans la Caraïbe.
La culture locale savamment mixée entre créole, espagnol, hollandais, portugais, français... est, comme la langue le papiamento, unique en son genre.
Rassurez vous,  on échange en anglais et le dollar passe partout lorsqu'on n'a pas de monnaie locale en poche.



Le mélange des éthnies et religions font aussi la force et la particularité de cette population.
Les 5 branches des étoiles sur le pavillon de Curaçao en sont la représentation: les 5 continents, patrie mère des habitants d'aujourd'hui.
Tout un monde...



De nombreux vols directs d'Europe ou des USA desservent les aéroports internationaux des ABC (American Airlines, KLM, Air Berlin....).
Allez, un peu d'audace ! Venez voir !

5 septembre 2016

Autant en emporte le vent

Alors, il vous inspire quoi ce titre d'article ?
De quoi allons nous bien parler aujourd'hui.

Le vent, bien sûr...



Élément capital de notre quotidien...
Rassurez vous, nous n'allons pas partir dans une diatribe philosophico - cinematographique (quoique...) bien qu'il s'agisse d'un sujet majeur.

En fait,  si l'on veut être plus précis, il faut changer le verbe: "Autant en apporte le vent''.
Nous vivons dans une ambiance saline associée à la poussière,  aux particules chargées par le vent, nos bateaux sont mis à rude épreuve.

Voici donc l'histoire de votre équipage préféré lors de sa dernière nav'.
Alors qu'ils voguaient paisiblement au portant, Parasailor à poste, le système électronique de Ti'Amaraa a décidé de faire des siennes pour la première fois en plus de deux ans de bons et loyaux services.
L' afficheur a en effet décidé de jouer les plaisantins et de donner des valeurs de vitesses vent cocasses.
À l'allumage de l'électronique, tout fonctionne normalement.  Puis après quelques minutes, la vitesse décroît progressivement jusqu'à afficher 0.0 knds.
Mais bien sûr !!!


Malgré un redémarrage du système, l'afficheur boude toujours.
Ainsi s'achève la nav' avec seulement la direction du vent et une belle tête à Toto en guise de vitesse.
Bien que nous puissions naviguer sans, nous voulons tout de même comprendre et dépanner.  D'autant plus que notre garantie court encore quelques mois.

Outils, Metrix....Au rapport !!
Presque deux mois, que, nous l'avouons,  nous avons plus profité des escales que bricolé. Cet arrêt d'un mois était justement prévu pour faire un peu de maintenance préventive. Pour le coup, on va commencer par de la corrective.

Première piste: tester les câbles de l'anémomètre en pied de mât.
Si ça peut éviter au Capitaine de jouer les funambules en haut du mât au mouillage...

Super! Il y a bien 8V d'alimentation.
De même,  les câbles de direction de vent et de vitesse de vent fournissent bien une tension.
Entre le fil jaune (vitesse du vent)  et la masse, la valeur oscille en fonction des rafales entre 7,2 et 7,4V et ce même après que l'afficheur soit bloqué à 0.0 knds.



L' anémo enverrait bien les informations au système...
Aïe, si c'est un bug électronique, on est au bout de nos compétences.
Justement le petit boîtier qui traduit les infos reçues et les envoie vers les afficheurs (Transducer Converter ITC 5) clignote comme le tableau de bord du Faucon Millénaire.
- C'est normal tu crois mon Capitaine Han Solo ?
- Franchement là Princess Leia , j'en sais fouchtrement rien.

Faut dire aussi qu'on ne s'est jamais amusé à démonter les boîtiers quand ça marchait bien pour savoir si c'était les illuminations ou pas à l'intérieur.

Le pire dans l'histoire c'est qu'après plusieurs heures d'extinction du général,  l'afficheur reçoit à nouveau la vitesse du vent.... puis redegringole...Et re-tête à Toto...
La Princess Leïla entend alors le cri du Wookiee dans la coque bâbord
Rrrr...Nomdoudiou....waouwaaaaa

On adore ces bugs aléatoires.

Un peu désorientés,  on se rapproche de notre maître Yoda, alias notre concessionnaire préféré.
Help Jean-Pierre !
Tu en penses quoi ?
Déjà rencontré le problème ?

Comme à son habitude, dans la demi heure,  nous avons une réponse à notre mail :
- Monter au mât tu devras
- Déconnectage de la girouette anemomètre tu effecturas
- Nettoyage et inspection tu feras
- Si rien n'y fait, commencer à pleurer tu pourras

En effet, cela signifierait que le système des godets est à changer dans l'aérien.
Jean Pierre FRERY pousse son professionnalisme et sa réactivité à nous communiquer les coordonnées du correspondant le plus proche.
Merci Chemins D'océans.
Vous êtes vraiment top !
Que la Force soit avec vous ! ;-)

Nous attendrons un petit matin calme au mouillage pour entreprendre l'opération ''montée'' du Capitaine en tête de mât armé de son sabro-tournevis laser.
L'objet du délit est descendu dans le cockpit. Il y a effectivement un peu de corrosion au niveau des fiches de connexion. L'intérieur de l'appareil est en revanche très propre.
On ''décape'', on nettoye...
Avec la petite touche du chef, notre indispensable Vaseline,  nous croisons les doigts pour que l'histoire s'arrête là... Et pour longtemps.

Han Solo pendu seul à sa drisse à 18 mètres de haut reconnecte l'ensemble.
Princess Leia quitte son poste de pilotage, bondit dans la nacelle pour mettre sous tension, le tableau de bord du Faucon Millénaire.
- Ça marche, Capitaiiiiiine !
- Ne crions pas victoire trop tôt, Leïla, attendons les ''habituelles'' 5 à 10 mn, lui dit Han Solo à la radio.
Qu'à cela ne tienne, elle saute dans la coque bâbord, contrôle les paramètres vitaux de R2D2 alias l'ITC5 (merde, ça clignote...).
Elle court dans la coursive, remonte les quelques marches qui la conduisent à la table à carte interstellaire, observe les aiguilles et compteurs.

Roulement de tambours....
Tatitatitatataaaa(ça c'est la zik...)
.........
Ça marche !!!
Leia annonce la bonne nouvelle à la radio.

- Heu okay... mais là descends moi s'il te plaît... Dit Han Solo d'une voix anormalement aiguë 

Disparu le côté obscur de notre Dark anémomètre
Hihaaaaa.... Trop contents !!!

Leçon numéro 1: rajouter la vérification de la connectique de l'anemomètre dans notre gamme de maintenance préventive annuelle

Leçon numéro 2: R2D2 clignote toujours... C'était donc normal

Leçon numéro 3: Jamais Confiance en la Force tu ne perdras

Leçon numéro 4: Toujours ton maître Yoda en premier tu appeleras

Leçon numéro 5: Arrêter de regarder la série des StarWars cela influence quelque peu notre récit.

3 septembre 2016

Curaçao Pratique

Avant de rentrer dans les détails de la vie à l'escale à Curaçao, nous vous proposons un article 100% ''sailing guide'' pour votre arrivée sur cette île car certains points méritent d'être connus avant de pointer ses étraves.


Nous vous avions quitté à Bonaire.
Comme à l'arrivée,  les formalités de sortie à Kralendjik se passent dans le même bureau. Toujours sans aucun frais,  nous obtenons nos papiers de sortie et un joli tampon de flamand rose stylisé sur nos passeports.
Bien que les îles ABC ( Aruba, Bonaire et Curaçao)  soient toutes trois hollandaises, elles ont toutes des statuts différents et donc leur propres administrations. Il faut donc bien faire sortie et entrée à chaque mouvement du bateau inter-îles .
La navigation d'une quarantaine de miles nous a permis de tester notre Parasailor jusqu'à un angle de vent de presque 90 degrés.  Ça tient bien !! En cours de route, nous avons même pu hisser la Grande Voile. Dès que l'on passe le Cap sud de Curaçao, on retrouve du 180 degrés. C'est donc avec notre bulle orangée gonflée que nous nous sommes présentés devant les portes de Spanish Water.



Une jolie tranche de vie sur l'eau avec les copains de Seayousoon sous spi asymétrique.



La dernière nav' commune... Qui sait ?... On recommencera dans le Pacifique ?

L' entrée de Spanish Water se dévoile au dernier moment. Un grand Resort avec golf occupe l'entrée tribord du bras de mer. Une falaise sauvage couverte de cactées en tous genres fait office de bouée bâbord.
Grâce à la carte,  on voit bien que ce petit bras donne sur un immense dédale intérieur.
Point GPS: 12'3.835 N 68'51.155 W



On a l'impression de s'engager sur une rivière assagie après la houle océanique. La plage de l'hôtel longe l'entrée. Une passerelle a même été installée tout le long afin de délimiter un bassin de baignade pour les guests. Chaque bateau qui entre fait un peu l'attraction côté ''piscine''. On nous fait des coucous, on nous prend en photo. Sympa l'accueil !!!

Une fois à l'intérieur du lagon,  le terrain de jeu est un vrai labyrinthe. On comprend vite le référencement comme ''trou à cyclones''.
Des zones de mouillage ultra protégées se partagent le territoire avec des yachts-clubs privés,  une petite marina et de nombreuses villas avec appontements privés. Il y en a pour tous les goûts, tous les budgets...Et tous les niveaux d'entretien tant à terre que aux mouillages. Le Curaçao yacht club dispose d'un dock carburant ouvert aux plaisanciers de 12h à 18h (de 10h à 18h le week-end).
L' ensemble reste joli à voir et à explorer en annexe.







Revenons au côté pratique.
Une fois mouillé,  la priorité des priorités est d'aller faire ses formalités d'entrée.
Il faut bien prendre en compte que Spanish Water est à une bonne dizaine de kilomètres de Willemstad, capitale de Curaçao.  Or, c'est là-bas que se situent les bureaux des officiels.
Bien qu'ils soient ouverts (paraît-il) jusqu'à 23h, nous ne nous sentons pas de partir à l'assaut de la ville en pleine chaleur de mi-journée.
Demain, il fera jour. Bien entendu,  on déclarera être arrivés vers 18h et non 14h pour justifier le décalage d'un jour.

8h30, le lendemain matin, nous voilà prêts pour le marathon administratif. Comme pour Los Roques, nous sommes accompagnés de Nicole et Michel qui n'en sont pas à leur première escale de Seayousoon ici. ''Clearance tour 2", go !! Merci à nos supers guides.

À Spanish Water,  il n'y a pas cinquante choix pour laisser le dinghy. La zone bar/restaurant du Pier Restaurant et Pirate-nest bar met à disposition des plaisanciers (en plus d'un super WiFi !) un petit ponton bien entretenu pour laisser nos carrosses gonflables en sécurité.
De même, le quai des pêcheurs a réservé un petit emplacement aménagé pour les annexes. Un peu plus loin que le premier, d'après nos informations il est pratique pour prendre le bus gratuit qui plusieurs fois par semaine propose un aller retour gratuit dans la zone des supermarchés....et des shipshandlers.



Pour le moment,  place aux officiels!
Un arrêt de bus est situé sur le rond point à la sortie du bar des Pirates . Pour aller à Willemstad, il faut prendre un bus de la ligne 6A. Ces bus publics climatisés (avec WiFi !) ont toutefois une gestion très approximative de leurs grilles horaires. Nous nous sommes desséchés plus d'une demi heure au soleil sans succès.  Heureusement, un système de taxi-co privé est en place. La charmante conductrice a pris pitié de 4 gaulois rougis, dégoulinants (et oui, pas d'abris bus donc pas d'ombre) et s'est arrêtée pour nous sauver de la liquéfaction.
Le bus public coûte 1,70 guilders par personne (monnaie de Curaçao soit environ 1 Us$), le minivan privé 2,50. Cela ne vaut pas le coup de tenter l'insolation. Nous avons rarement été aussi heureux de faire 10 bornes sur un bout de banquette. Une fesse assise, l'autre dans le vide. Tant pis pour le confort et le Wifi du grand bus. Notre minivan non climatisé nous convient parfaitement. Nous croiserons d'ailleurs en chemin notre 6A tant attendu...avec une bonne grosse demi heure de bourre sur l'horaire.
Note pour le retour en bus cet après-midi: prévoir de la marge horaire sur le programme ;-)

Une fois arrivés à la gare routière de Punda, il est temps de chausser les tongs à crampons... C'est parti pour le tour administratif de la ville.  Afin d'aider vos futures démarches, voici la trace du parcours.



Le plus long n'est pas la paperasse,  ceux sont les déplacements. Ceci dit déambuler dans la jolie ville colorée de Willemstad est loin d'être une punition.



1ère étape: Les Douanes / Customs
L'immeuble ocre est situé en face du marché venezuélien flottant à l'angle de l'entrée du port principal de Curaçao.




Formulaires classiques à renseigner.
Coups de tampons réglementaires.
Et c'est reparti.
Curaçao est affilié au système de clearance en ligne Sailclear. Nous avions pré-enregistré notre arrivée. Théoriquement, cela permet d'écourter la procédure en évitant de remplir pour la énième fois nos identités et le pedigree de Ti'Amaraa.  Un numéro de notification,  un document imprimé à signer et zouuu on peut continuer notre chemin.
En pratique, l'ordinateur est HS ou l'imprimante ou les deux...bref, rien ne vaut notre bon Bic.
Un peu comme les bus publics, il y a une marge d'erreur entre la théorie et la pratique.

2ème étape: l'immigration
Il faut changer de rive pour accéder au bureau concerné.
Un cargo étant en cours de manoeuvre dans le chenal, le célèbre pont piéton tournant n'est pas disponible.



Willemstad a tout prévu pour éviter d'avoir à faire le grand tour à pied, des petites navettes ferry se chargent de prendre le relai du pont. Oufff !!!
Tiens nous voilà sur l'eau, ça faisait longtemps !



Le temps d'attendre le bateau, de le laisser débarquer la bonne centaine de passagers, d'embarquer une autre fournée, de traverser le bras de mer, nous retrouvons de l'autre côté sur le plancher des iguanes.
- Il est déjà presque 11h30 !!!
- Oupsss!  Faudrait pas que l'on trouve porte close.
On passe la seconde. Au trot, la compagnie. On aurait dû mettre les Nike. Les orteils humides couinent dans les tongs.
Les bureaux d'immigration sont dans la zone portuaire. Il faut montrer patte blanche au poste de garde à l'entrée.


Re-passeports
Re-formulaires
Midi moins dix, nous poussons les portes du bureau d'Immigration.



Armés de nos quatre plus beaux sourires,  on attend de voir si l'officier est disposé à traiter nos deux entrées avant sa pause déjeuner.
Dans certaines îles de la Caraïbe, nous avons tellement eu à faire à des officiels bougons, surtout lorsque leurs estomacs crient famine,  que l'on ne serait pas étonnés d'être ''invités'' à se représenter à 14h.
Que nenni !!!
Tout sourire, il traite nos deux dossiers.
Tiquera t'il sur le fait que l'on soit arrivés hier ? Point du tout.
Nous avons prévu de rester un bon mois afin de laisser passer la saison des orages sur la Colombie et pouvoir passer sereinement le Cabo Vela. Nous demandons donc deux mois de séjour.  Nous les obtenons sans le moindre problème ni même de questions sur nos intentions.
L' agent nous rend tous nos papiers validés en nous souhaitant une bonne escale.

Nous avions lu qu'il y avait aussi des déclarations de zone de mouillage à remplir, que l'on devait informer si le bateau bougeait. Cela ne semble plus d'actualité.
Le bureau des autorités portuaires ne serait plus à visiter. Plutôt une bonne nouvelle car ceux sont ces services qui facturaient l'escale (de l'ordre de 10 à 20 Us$ par mois).
Et un bureau de moins, un !!!

Nous finissons donc notre épopée administrative autour d'une boisson fraîche sans avoir déboursé ni guilders, ni dollars.
Feront ils le récap lors de notre départ ? À suivre...
Clearances gratuites à Bonaire, à Curaçao itou. Merci La Hollande.

Vous l'aurez compris. Les formalités administratives sont un peu longues du fait de l'éclatement géographique des bureaux mais tous les agents sont cordiaux et souriants. Que du bonheur !

À présent en règle avec l'administration locale, il ne nous reste plus qu'à déjeuner puis se balader dans les ruelles de Willemstad avant de reprendre le bus à Punda.
Il est presque 15h. Le précédent bus public était à 12h45, le suivant est prévu pour 15h30. S'il a cumulé les retards depuis ce matin, pouvons nous espérer retrouver Ti'Amaraa et Seayousoon avant le coucher du soleil ?


Assis à l'ombre de l'abri-bus pour le coup, nos quatre paires d'yeux se mettent en quête du taxi-co desservant notre ligne. L'option nous paraît à tous nettement plus sage. Exit le bus public.
Contre toute attente, un splendide 55 places de la ligne 6A s'arrête devant nos orteils ébahis dans leurs tongs fumantes!!!
Nous ne saurons jamais si c'est celui de 12h45 qui est super (de chez SUPER !) en retard ou celui de 15h30 qui lui en revanche a avalé sa montre. Peu importe, nous retournons sous climatisation à Spanish Water. Pour le Wifi, il vaudra retenter notre chance.  Il ne fonctionne pas.  Faudrait tout de même pas vouloir tout d'un coup !!!

Nous avons prévu de revenir à Willemstad pour se balader et aussi pour faire nos emplettes de fruits et légumes frais. Les étalages du marché flottant venezuélien ont ouverts nos chakras végétariens. Peut-être résoudrons nous le mystère de la ligne 6A.
Quant au bus gratuit censé nous amener au supermarché,  nous avons décidé d'appliquer la maxime :
"On n'est jamais mieux servi que par soi même ''.
En plus, c'est bon pour les jambes !!!